Quelques citations de personnalités politiques de la Construction européenne contemporaine
:
Romano PRODI
Président de la Commission européenne"Sans mémoire, on ne peut pas donner l'espérance. Et dans la mémoire culturelle de l'Europe, il y a des valeurs qui l'ont modelée tout au long de son histoire : la dignité de la personne, la qualité de la figure de la vie humaine, la liberté de penser, de parler, de professer ses propres convictions et sa propre foi, (…).
L'Europe n'est pas concevable dans l'oubli de sa mémoire et dans sa mémoire apparaît la trace permanente du christianisme. Dans les différentes cultures des nations européennes, dans les arts, dans la littérature, dans l'herméneutique de la pensée coule la sève du christianisme qui alimente aussi bien ceux qui croient que ceux qui ne croient pas. C'est pour cela que le grand projet de l'Europe unie, l'harmonie entre un grand dessein politique et les principes généraux de l'homme et de la société, doit revivre. A ces principes, vous mêmes, Pères et vos églises continuez à fournir une contribution irremplaçable. C'est à vous que l'Europe demande, à présent, des signes d'espérance".
La trace permanente du christianisme dans la mémoire de l'Europe, 4 octobre 1999
M. Alvaro GIL-ROBLES,
Commissaire aux Droits de l'Homme, Conseil de l'Europe."Il s'agit de replacer le discours religieux au milieu de l'espace public".(…)
"Il est dès lors plus que jamais nécessaire de se pencher sur les fondements éthiques des principes qui régissent la vie de nos sociétés européennes. Les religions, matrices culturelles et communes de ces fondements et de ces principes, ont un rôle important à jouer dans ce processus".
Conclusions au séminaire "Droits de l'homme, culture et religion : convergence ou divergence ?" Louvain-la-Neuve, 9 - 10 décembre 2002
Jacques DELORS
"L'homme sans mémoire, sans tradition, ne peut se bâtir un avenir".
"Si dans les dix ans, nous n'avons pas réussi à donner une âme, une signification à l'Europe, nous aurons perdu la partie, (…) la contribution du christianisme demeure essentielle, précisément par la sagesse dont il se nourrit dans sa vision de l'homme, et par cet appel à un renouvellement dans la fidélité aux valeurs données en héritage par l'Evangile"
Cathédrale de Strasbourg, 7 décembre 1999
Wilfried MARTENS
, Président du Groupe du PPE du Parlement européen."Le Parti Populaire Européen est plus qu'une simple alliance de partis et que la formation d'un groupe aussi puissant que possible au Parlement Européen.
(…)
Et comme "mouvement de foi" , nous nous rappelons les mots de don Sturzo, écrits en 1935 : " La défense des principes de moralité et de droit, qui se trouvent acquis dans la conception politique et dans l'organisation pratique des Etats civilisés, particulièrement en ce qui concerne le respect de la personnalité et de la liberté individuelle, l'égalité devant la loi, l'administration de la justice, le respect des droits de la famille et de la religion chrétienne, la réalisation de la justice sociale et la collaboration des classes, la coopération internationale entre les Etats et l'affirmation du droit international de la paix entre les peuples ".
Comme " mouvement de foi ", la Démocratie chrétienne dépend de l'engagement de ses membres chrétiens et aussi du soutien de la Communion des Saints, surtout des trois patrons de l'Europe, Saint-Benoît, Saint-Cyrille et Saint-Méthode."
Extrait du discours prononcé lors de l'audience accordée au Groupe du PPE à l'occasion du 40ème anniversaire du Traité de Rome
Pierre PFIMLIN
"Ce qui fait l'unité de l'Europe, de toute l'Europe, c'est un patrimoine spirituel commun, c'est une civilisation centrée sur l'homme, inspirée dans le respect mutuel par l'humanisme chrétien et l'humanisme issu de la Renaissance et du siècle des lumières.
Je souhaite que ce flambeau éclaire la route de ceux qui sont appelés à construire l'Europe du siècle prochain : une Europe de la prospérité, une Europe de la puissance, mais surtout une Europe qui soit capable de faire prévaloir, face au monde, la primauté des valeurs de l'esprit."
5 février 1997, Conseil de l'Europe.